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Par Nadine Trémollières

"Les banques centrales face à une inflation persistante"

L’actuel ralentissement économique, couplé à une reprise de l’inflation, risque de bousculer la dynamique de marché. Pour contrer la situation, les banquiers centraux devront normaliser progressivement leurs politiques monétaires.

Nadine Trémollières

nadine.trémollières@primonial.fr Tel: 01 44 21 70 72

Directrice

Primonial Portfolio Solutions

Point marchés de Nadine Trémollières

L’actuel ralentissement économique, couplé à une reprise de l’inflation, risque de bousculer la dynamique de marché. Pour contrer la situation, les banquiers centraux devront normaliser progressivement leurs politiques monétaires.

Depuis le début de la crise sanitaire et l’effondrement des marchés en mars 2020, le mois de septembre n’est que le quatrième mois où les actions mondiales reculent. C’est dire la force avec laquelle les différentes puissances publiques et monétaires soutiennent les marchés depuis 18 mois. Depuis le 1er avril 2020, le MSCI World a gagné près de 70 % (en USD). À cet égard, la correction observée en septembre est plutôt saine, voire anecdotique. Les marchés américains et émergents ont abandonné entre 4 % et 5 % sur le mois (en USD) alors que l’Europe résiste un peu mieux (-3 % pour le MSCI Europe).

Le risque de stagflation s’accentue

L’actuel ralentissement économique, couplé à une reprise de l’inflation, risque néanmoins de bousculer la dynamique de marché. En effet, dans les pays qui ont été touchés les premiers par le virus, comme la Chine, et ceux qui ont mis place de vigoureux plans de soutien à l’économie, comme les États-Unis, nous observons un certain ralentissement de la croissance, ce qui commence à alerter les investisseurs.


Dans le même temps, l’inflation a accéléré un peu partout dans le monde sous la pression du prix des matières premières, et particulièrement le pétrole, le gaz et le charbon dont les cours ont augmenté de plus de 30 % en 2021. Ces hausses des prix, jugées comme transitoires il y a quelques mois à peine par les banquiers centraux, perdurent et affectent même le continent européen. Ce scénario de stagflation1, s’il devait se confirmer, serait une très mauvaise nouvelle pour les investisseurs détenant des actions et des obligations puisque la montée des taux réels accentuerait la pression sur tous les actifs


Vers une normalisation des politiques monétaires

Pour contrer la situation, les banquiers centraux devront normaliser progressivement leurs actions, en réduisant leurs achats d’actifs mensuels, pour ensuite enlever de la liquidité et enfin ajuster leurs taux monétaires. Forts des expériences passées, nous supposons que toutes ces étapes se feront progressivement et seront annoncées en amont par les banquiers centraux pour éviter toute panique dans les marchés financiers. Au besoin, les politiques publiques pourraient constituer un relais de croissance en lançant de vastes plans de dépenses, notamment en infrastructures, afin de continuer à stimuler l’activité.


Mais on constate la difficulté de l’administration Biden à faire voter un plan massif d’investissement dans les infrastructures du fait de sa très courte majorité au Sénat. Cependant, le marché semble confiant qu’une solution soit trouvée et que ces investissements viennent soutenir l’activité et la croissance en 2022.


La Chine, premier pays à réduire sa politique monétaire

L’exemple de la Chine dans sa gestion post-Covid peut nous servir de guide, même si à notre sens la situation n’est pas totalement comparable. La Chine a été la première à lever quelque peu ses stimuli monétaires en début d’année et les a couplées à un resserrement réglementaire pour reprendre le contrôle sur ses multinationales.

La chute de son deuxième promoteur immobilier, Evergrande, illustre la volonté de Pékin de limiter l’endettement du secteur privé au risque de déstabiliser tout un secteur d’activité à court terme. Mais la Chine voit plus loin et, n’ayant pas de calendrier électoral à court terme à gérer, souhaite créer des conditions de croissance stable et pérenne sur le long terme. Les marchés actions, en revanche, paient un lourd tribut à cette politique. L’indice actions MSCI China a abandonné plus de 17 % en 2021 et l’écart par rapport aux États-Unis s’établit à plus de 35 % (en USD). Les actions chinoises offrent désormais des niveaux de valorisation attractifs puisqu’elles se négocient en moyenne à un ratio cours/bénéfices à 12 mois (PER) 2022 de 12,5x, loin des 28x pour les actions américaines.


La BCE encore attentiste

En zone euro, l’activité résiste bien malgré une décélération observée ces dernières semaines. Le PMI composite évolue sur des niveaux élevés. Il s’établit à 56,2, après avoir perdu 2,8 points. L’inflation, quant à elle, commence à dépasser les attentes. Cependant, même si le volume des achats au titre du PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) devrait diminuer et que la croissance attendue pour les 3e et 4e trimestres 2021 devrait rester solide, la normalisation monétaire ne semble pas d’actualité à court terme pour la BCE.

Que faire dans cet environnement ?

Nous continuons à privilégier les marchés actions malgré une volatilité qui pourrait s’accroître dans le futur et à sous-exposer complètement le secteur obligataire. Les marchés obligataires vont vraisemblablement souffrir de la baisse des achats des banques centrales et les marchés de crédit sont à des niveaux de spreads trop bas pour absorber sans dommage les hausses de taux.

Les marchés actions, s’ils sont moins porteurs à très court terme, devraient être soutenus par l’augmentation significative des bénéfices des entreprises. En zone euro, les prévisions de bénéfices atteignent 62 % pour 2021 (après -33 % en 2020) et 9 % en 2022, ce qui devrait soutenir les marchés. De plus, la baisse récente a permis une certaine détente des valorisations qui ne montrent pas d’excès par rapport aux moyennes historiques. Les marchés émergents offrent des opportunités, même si une hausse trop importante des taux longs américains les pénalisent en renchérissant leurs conditions de financement.


Achevé de rédiger le 08/10/2021. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.


1 La stagflation est la situation économique dans laquelle on assiste à une stagnation de la croissance couplée à une forte inflation.


2 Le Purchasing Managers Index (en français indice des directeurs d'achat) est un indicateur composite de l'activité manufacturière d'un pays. Une valeur inférieure à 50% indique une contraction de l'activité d'un secteur, alors qu'une valeur supérieure à 50 % indique une expansion de celui-ci.

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