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Par Primonial - Publié le 28.12.2022

Tout savoir sur l'Assurance Vie

Avec un encours total de 1 876 à fin 2021, selon France Assureurs, l’assurance vie est le placement financier préféré des Français, et d’ailleurs, durant la crise sanitaire, des records de collecte ont été enregistrés. En 2021, toujours selon France Assureurs, les cotisations sur un an ont dépassé pour la première fois la barre des 150 milliards d’euros, atteignant 151,1 milliard d’euros.

Tout savoir sur l'Assurance Vie

L’assurance vie : Niveau 1 - Les fondamentaux

Avec un encours total de 1 876 à fin 2021, selon France Assureurs, l’assurance vie est le placement financier préféré des Français, et d’ailleurs, durant la crise sanitaire, des records de collecte ont été enregistrés. En 2021, toujours selon France Assureurs, les cotisations sur un an ont dépassé pour la première fois la barre des 150 milliards d’euros, atteignant 151,1 milliard d’euros,

Alors, comment expliquer un tel succès ?

Véritable couteau suisse de l’épargne, l'assurance vie répond à de nombreux objectifs patrimoniaux comme faire fructifier son épargne, préparer sa retraite, protéger un proche ou encore optimiser sa succession.

En effet, l’assurance vie est une solution d’investissement qui permet au souscripteur d'épargner de l'argent ou de valoriser un patrimoine financier existant, d’une manière simple et adaptée à sa situation tout en bénéficiant d’une fiscalité sur les plus-values favorable.

Mais l’assurance vie est aussi une solution de protection, et ce au travers des différentes garanties de prévoyance existantes ou de sa fiscalité successorale, particulièrement intéressante.

Comme un couteau suisse, l’assurance vie s’adapte aux besoins du souscripteur.

Citons quelques-unes de ses caractéristiques pour mieux l’appréhender :

Tout d’abord, la disponibilité du capital est permanente sans contrainte de durée de détention.

Ensuite, l’assuré peut récupérer son capital mais aussi demander la mise en place d’une rente viagère, lui assurant un complément de revenus jusqu’à son décès voire celui de son conjoint survivant.

De plus, le choix des bénéficiaires est libre. Le souscripteur peut donc décider à qui reviendra tout ou partie de son investissement à son décès.

D’autre part, le choix des supports d’investissement est varié et s’enrichit en permanence des évolutions sociétales.

Enfin, de nombreuses formules d’options, que ce soit au niveau de la gestion financière ou de la prévoyance, permettent de répondre au confort de gestion attendu par le souscripteur.

Aujourd’hui, la souscription d’un contrat d’assurance vie est souvent accompagnée de conseils de professionnels visant à s’assurer de la bonne adéquation du contrat avec les objectifs et le profil de l’investisseur.

Alors, rendez-vous dans le deuxième épisode, pour découvrir une des grandes raisons du succès de l’assurance vie en France : Son univers d’investissement et sa fiscalité.


L’assurance vie : Niveau 2 – En pratique


Nous l’avons vu dans le premier épisode, l’assurance vie est un véritable couteau suisse pour les épargnants. L’une des forces de l’assurance vie est liée à sa gestion financière et sa fiscalité.

La 1ère étape est l’alimentation du contrat d’assurance vie. Il existe pour cela deux moyens : les versements libres et les versements programmés.

Les versements libres, qui peuvent d’ailleurs être un versement unique, permettent de décider librement du montant investi et de la date du versement. A noter, que ce montant va de quelques centaines d’euros à plusieurs millions.

Dans le cas de versements programmés, le souscripteur s’engage à verser de façon régulière sur le contrat d’assurance vie, en choisissant montant et périodicité des versements. Les versements programmés permettent notamment de lisser l’investissement dans la durée et d’atténuer les fluctuations boursières. A noter que certains contrats d’assurance vie autorisent une interruption des versements à tout moment, et ce, sans pénalités.

L’étape suivante est de choisir le ou les types de support. C’est l’étape de la construction de l’allocation. Pour cela, il existe deux grandes familles de supports : les fonds en euros et les unités de compte.

Le fonds en euros est un support d’investissement apportant une garantie en capital, garantie apportée par l’assureur. En se positionnant sur un fonds en euros, l’investisseur bénéficie donc de la garantie des sommes investies mais aussi des plus-values qu’il générera dans le temps.

Deuxième type de support, les unités de compte. Elles permettent de diversifier vos investissements en vous donnant l’accès aux marchés financiers à travers différentes classes d’actifs (actions, obligations, immobilier, Private Equity…), et ce, dans diverses zones géographiques et secteurs d’activité.

Le capital placé sur des unités de compte n’est pas garanti. Leurs valeurs peuvent varier à la hausse comme à la baisse, en fonction de l’évolution des marchés financiers. Bonne nouvelle, les fonds sont classés par niveau de risque et donc peuvent répondre à tous les profils d’investisseurs.


Dernière étape, la question de la fiscalité. Cet élément crucial est d’ailleurs un des principaux avantages de l’assurance vie. Tant que les sommes restent investies sur votre contrat d’assurance vie aucune fiscalité sur le revenu n’est appliquée, même lorsque l’on change de support et qu’une plus-value est constatée. Seuls les prélèvements sociaux sont prélevés chaque années. C'est seulement lors du rachat total ou de retraits ponctuels que la fiscalité s'applique sur la quote part d’intérêts.


Cette fiscalité a évolué dans le temps. Depuis l'instauration du prélèvement forfaitaire unique, ou PFU, le 1er janvier 2018, l’imposition des gains varie en fonction de la durée de détention et de la date de versement des primes. Ainsi, après 8 ans de détention, le contrat d’assurance vie bénéficie d’un abattement allant jusqu’à 9 600 € sous conditions et le taux de fiscalité peut être inférieur à celui du PFU. Dans tous les autres cas, vous devrez vous acquitter du PFU de 30 % intégrant les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %. L’option d’être fiscalisée sur l’impôt sur le revenu est également possible. Dans ce cas, l’imposition des gains varie en fonction de la durée de détention et de la date de versement des primes.


L’assurance vie : niveau 3 – Pour aller plus loin


Nous l’avons vu, l’assurance vie est un véritable couteau suisse pour l’investisseur. A ce titre, elle s’avère être un excellent outil pour préparer sa succession. Pourquoi ?


Tout d’abord grâce à la clause bénéficiaire. Cette clause permet de désigner une ou plusieurs personnes qui recevront, au décès de l’assuré, soit un capital ou une rente, celle-ci pouvant revêtir plusieurs formes. La rédaction de la clause bénéficiaire permet de moduler la transmission des capitaux en dehors de la dévolution successorale légale. Ainsi, un souscripteur peut par exemple favoriser un de ses enfants ou petits-enfants.


Il faut faire attention à deux points :


Le premier est que, les héritiers ne pouvant être déshérités en France, il est recommandé de respecter la quotité disponible, part du patrimoine qui peut être transmise au bon vouloir de chacun.


Le deuxième est que la clause bénéficiaire peut être modifiée à tout moment, sauf si l’assuré et le bénéficiaire ont accepté ensemble le bénéfice de cette clause. Dans ce cas, certains actes de gestion, comme un rachat par exemple, devront être validés par les deux.


La clause bénéficiaire est un véritable outil de gestion patrimoniale, car sa rédaction permet de répondre précisément aux besoins des assurés. Par exemple, avec une clause à majorité, le bénéficiaire ne pourra bénéficier des capitaux qu’à compter d’un certain âge, 25 ans maximum.


Autre force de l’assurance-vie, la fiscalité appliquée lors de la succession. Il faut savoir que le contrat d’assurance vie n’est pas intégré dans l’actif successoral et est donc régi par ses propres règles.


Ainsi, les sommes versées avant les 70 ans de l’assuré bénéficient d’une exonération totale d’imposition pour un montant inférieur à 152 500 euros, et ce, par bénéficiaire. Au-delà de cette somme, les capitaux transmis sont soumis à un prélèvement forfaitaire spécifique de 20 % jusqu’à 700 000 euros et sont taxés à 31,25 % au-delà de cette somme. A titre de comparaison, une transmission directe entre un assuré et son neveu est soumis à un taux de 55 %.


Les primes versées après 70 ans sont, elles, soumises aux droits de succession pour la fraction supérieure à 30 500 euros pour l’ensemble des contrats détenus par le souscripteur, et ce, quel que soit le nombre des bénéficiaires. Chaque bénéficiaire profitera de cet abattement au prorata de sa part. En revanche, les plus-values générées sur le contrat seront totalement exonérées de droits. Il faut savoir, la fiscalité en France étant régulièrement modifiée, qu’en fonction de la date de souscription du contrat, certaines spécificités existent.


Pour finir, deux autres points d’attention. Tout d’abord, le conjoint survivant, marié ou pacsé, est totalement exonéré des frais de succession.

D’autre part en l’absence de bénéficiaire désigné au contrat, le capital acquis intégrera la succession et reviendra aux héritiers après déduction des droits de succession.


Alors, oui l’assurance vie a de bonnes raisons d’être le placement financier préféré des Français ! Rendez-vous à notre prochain podcast où nous vous présenterons plus en détail les fonds en euros.



Pour en savoir plus

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