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Par All News - Publié le 15.12.2022

Sortir du lot

«Il paraît tout à fait étonnant que l’on se préoccupe autant de climat et aussi peu de biodiversité», estime Bettina Ducat de La Financière de l’Echiquier.

Depuis juillet 2020, Bettina Ducat dirige La Financière de l’Echiquier (LFDE), société de gestion détenue par le Groupe Primonial. Passionnée par l’éducation en matière de finance et plus particulièrement par celle des femmes, elle soutient aussi une finance engagée dans la préservation du capital naturel. C’est sous son impulsion que LFDE a associé climat et biodiversité, bien avant les autres acteurs du marché de la gestion. Entretien en marge des Media Days.

Quel bilan tirez-vous des quelques deux années et demi à la tête de La Financière de l’Echiquier?

Commençons par dire que j’ai découvert à mon arrivée une maison habitée d’un caractère constructif et je pense que nous avons su garder un esprit audacieux, propre à aller de l’avant, malgré les bouleversements que nous avons vécus. Sur le plan de notre activité, 2020 et 2021 ont affiché une excellente dynamique dans tous les secteurs et sur tous nos portefeuilles. Sans surprise, nous avons subi en 2022 l’effet d’un marché très difficile mais nous avons contenu les outflows et avons même gagné quelques gros mandats institutionnels – essentiellement des caisses de pension – notamment hors de France, grâce à nos portefeuilles d’impact en particulier. Et nous avons poursuivi le développement de notre gamme.

Qu’attendez-vous de 2023?

La visibilité reste incertaine tant sur le plan économique que sur les marchés. Nous attachons une probabilité de 70% à un premier scénario selon lequel l’inflation restera élevée mais refluera et sera accompagnée d’une récession légère. Un second scenario, moins probable et auquel nous n’octroyons que 20%, serait un «soft landing», une croissance modérée associée à une inflation en retrait. Enfin, et malheureusement, nous ne pouvons ignorer l’hypothèse d’une stagflation à laquelle nous attribuons une probabilité de 10% seulement.

Au niveau mondial, 51% de l’épargne émane des femmes mais seules 5% d’entre elles investissent.

Alors que l’univers de la finance commence tout juste à s’intéresser à la biodiversité, LFDE semble s’être engagé dans le financement de la préservation du capital naturel en pionnier.

Effectivement, il paraît tout à fait étonnant que l’on se préoccupe autant du climat et aussi peu de la biodiversité quand on sait par exemple que le plancton est à l’origine de plus de la moitié de l’oxygène ambiant … et que le réchauffement climatique en compromet gravement la sauvegarde. Climat et biodiversité sont inextricablement liés. L’enjeu est économique certes mais il est avant tout vital. Le peu d’intérêt manifesté par les acteurs financiers jusqu’à présent est d’autant moins explicable que les solutions existent et qu’elles ne demandent qu’à être financées. Pour ce qui est de nos portefeuilles, nous avons associé climat et biodiversité depuis 2020 ; notre fonds dédié originellement à la neutralité carbone l’est aussi, depuis lors, à la préservation de la biodiversité.

LFDE se veut très engagé vis-à-vis de l’investissement responsable. Au-delà de votre méthodologie propriétaire d’analyse ESG, comment communiquez-vous sur ce thème?

Dans le cadre de l’Ecole de l’ISR by LFDE, nous avons conçu une formation à l'investissement responsable à destination de nos clients, en particulier des conseillers en gestion de patrimoine. Ont été dispensées près de 2000 heures de formation depuis 2019. J’entends bien ici des cours faits «en chair en en os» (et non à distance) à l’intention de conseillers, de banquiers et de clients privés. Nous mettons également à disposition des cours en ligne sur la biodiversité ainsi qu’un MOOC sur l’ISR destiné à nos collaborateurs dès leur intégration, pour les familiariser avec les engagements de notre société. Enfin, nous nous sommes associés au Groupe Bayard à l’origine d’un podcast ‘’Osons l’Oseille’’, pour promouvoir l’éducation financière des femmes.

L’éducation financière des femmes est-elle aussi peu développée qu’on le dit?

Le gap entre hommes et femmes est flagrant. Au niveau mondial, 51% de l’épargne émane des femmes mais seules 5% d’entre elles investissent. Cette faiblesse se reflète également dans l’écart des pensions de retraite, qui se situe en France à près de 40%.

Comment LFDE dirigera-t-elle sa croissance?

Sur le plan thématique, nous étendrons notre gamme de fonds à impact sur la santé, la biodiversité et la déglobalisation. Sur le plan géographique, nous entendons assurer une présence de plus en plus internationale, en Europe principalement, qui pourrait être une porte d’entrée en Asie à terme. Nous sommes aujourd’hui partenaires de toutes les grandes banques françaises et avons particulièrement affirmé notre présence en Allemagne - où nos actifs ont été septuplés depuis 2019 – ainsi qu’en Belgique.

Et en Suisse?

Le marché suisse a toujours été stratégique à nos yeux. Notre bureau de Genève, dirigé par Benjamin Canlorbe, est ouvert depuis 2016 et, en 2021 Alexandre Sauterel, basé à Zurich, est devenu country head pour la Suisse. En matière de finance d’impact, les grandes banques suisses anticipent le monde de demain et sont très innovantes, ce qui correspond étroitement à notre façon de concevoir l’investissement. La Suisse sera toujours un lieu privilégié à nos yeux.