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Marchés financiers : « plus que jamais, le mot d’ordre est diversification »

Entretien avec Nadine Trémollières, Directeur Primonial Portfolio Solutions

Quels évènements retiendrez-vous de 2020 ?

Nadine Trémollières. Sans surprise, je dirai en premier lieu la crise sanitaire liée à la Covid-19. Elle a tout simplement entraîné la plus grande crise économique que nous ayons connu en temps de paix. La France devrait par exemple voir son produit intérieur brut (PIB) se contracter de 10 % en 2020. Et le phénomène est mondial. L’économie européenne devrait ainsi reculer de 8 %. Quant aux États-Unis, nous sommes plutôt sur une baisse de l’ordre de 5 %. Malgré cette crise économique profonde et globale, les marchés financiers tirent leur épingle du jeu et de nombreux indices sont en voie de finir l’année en hausse. C’est pour moi l’un des autres points marquants qu’il faudra retenir de cette année folle.

Comment expliquez-vous ce décalage entre, d’un côté, l’économie réelle qui souffre et, de l’autre, les marchés financiers qui, au final, réalisent dans l’ensemble une « bonne année » ?

N. T. Il y a selon moi trois raisons à cela. La première est que les Banques centrales et les États ont agi très rapidement et de façon concertée pour injecter des montants colossaux pour soutenir l’économie réelle. En comparaison avec la crise financière de 2009, l’augmentation du bilan de la Fed, la banque centrale américaine, a été en quatre mois ce qu’il a été entre 2008 et 2013 après crise de 2009. Même l’Allemagne, qui faisait de l’équilibre budgétaire une priorité, a accepté de creuser son déficit. Cet afflux massif de liquidités a indirectement profité aux marchés financiers car il a permis de soutenir les entre¬prises et les ménages en évitant de trop nombreuses fail¬lites, et la perte de confiance qui en découle.

Deuxièmement, du fait de leur taille, les sociétés cotées sont moins touchées par la crise sanitaire ou en tout cas ont les armes pour mieux y résister. Ce n’est ainsi pas un hasard si les plans mis en place par le gouvernement visent en priorité les petites et moyennes entreprises. Ce sont elles qui sont en danger car la crise sanitaire met à mal leur trésorerie.

Enfin, pour les marchés financiers, il ne s’agit pas d’une véritable crise économique car ces raisons sont avant tout conjoncturelles et non structurelles comme cela a été le cas en 2008. Autrement dit, une fois que la crise sanitaire sera réglée, l’économie pourra repartir sur des bases saines. Nous l’avons bien vu au moment du premier déconfinement. Au troisième trimestre, l’activité économique a rebondi de 18 % en France.

En matière de performance, il y a néanmoins de fortes disparités sur les marchés. Quels sont les secteurs qui s’en sortent le mieux et, au contraire, ceux qui enregistrent les plus grandes pertes ?

N.T. Effectivement, si dans leur ensemble les marchés financiers devraient finir cette année dans le vert, ils cachent de fortes disparités sectorielles. Sans surprise, les secteurs les plus impactés sont ceux de l’énergie, de la construction et de la consommation non discrétionnaire, à l’intérieur de laquelle vous trouvez l’aéronautique, l’automobile et le tourisme. Or, ce sont des secteurs prédominants dans l’économie française, ce qui explique en partie les moindres performances de l’indice CAC 40 qui, à fin novembre, est en recul de 6 % environ.

Au contraire, les valeurs technologiques ont largement profité de la crise sanitaire pour développer leur activité. C’est par exemple le cas des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) qui ont bénéficié à plein de la fermeture des économies et de la plus grande digitalisation des économies. Le Nasdaq a ainsi progressé de 35 % depuis le début de l’année. On retrouve ici la distinction entre les stratégies de gestion « croissance » et « value » (lire encadré). Tant que nous n’aurons pas un redémarrage des économies mondiales, il y aura toujours un avantage pour les valeurs « croissance ». En revanche, s’il y a une forte reprise de l’économie en 2021, les valeurs « value » peuvent en tirer davantage de profit car elles offrent des niveaux de valorisation très attractifs.

Il existe également de fortes disparités géographiques. Les indices américains, nous l’avons vu, ont mieux résisté grâce à leurs entreprises technologiques. Les marchés asiatiques ont également tiré leur épingle du jeu. Là aussi, en partie grâce à leurs valeurs technologiques mais pas que. Les pays asiatiques ont mieux su juguler la crise sanitaire. Et la Chine, avec une progression de 4 % à 5 % de son PIB, sera la seule économie mondiale à être en croissance en 2020.

Comment investir son argent en Bourse dans un tel environnement ?

N. T. Plus que jamais, le mot d’ordre est diversification. Nous l’avons vu, dans son ensemble, les marchés financiers ont connu une « bonne année » 2020. Pour en tirer profit, il fallait avoir diversifié ses investissements à la fois de manière géographique et sectorielle. Ce message est d’autant plus important à faire passer que les épargnants français doivent intégrer que les livrets réglementés et les obligations ne rapportent quasiment plus rien. En intégrant l’inflation, les rendements sont même négatifs. Cette situation ne devrait pas changer à moyen terme. Pour créer de la valeur, il faut désormais accepter de prendre du risque. Il faut bien sûr le faire de façon réfléchie et sur un horizon de placement suffisant.

Quels scénarios envisagez-vous pour 2021 ?

N. T.Le facteur déterminant sera la façon dont évoluera l’épidémie. Et plus précisément, le temps qu’il sera nécessaire avant de reprendre une activité économique normale. Cela dépendra du succès des vaccins et des évolutions de traitement. Le scénario noir serait que les vaccins ne fonctionnent pas assez bien et que l’on soit confronté à une troisième, voire une quatrième vague qui entraîneraient une rechute de la croissance des économies.

À l’inverse, le scénario rose serait que les vaccins soient efficaces et permettent de contrôler rapidement l’épidémie, évitant ainsi tout nouvel arrêt de l’économie. Dans ce cas-là, on assisterait à une reprise économique très forte. Une chose est sûre, même dans ce scénario très favorable, les marchés financiers ont déjà bien intégré certaines bonnes nouvelles et les valorisations de nombreux indices intègrent déjà une reprise progressive de l’économie, ce qui pourrait limiter la hausse de certains secteurs, alors que le potentiel reste intact pour certains autres.

Entre ces deux scénarios extrêmes, que peut-on espérer ?

N. T. Selon moi, le plus pénalisant pour les marchés financiers est la situation de « stop and go » dans laquelle nous nous sommes installés. Ce manque de visibilité pénalise à la fois les ménages et les entreprises. Si l’on arrive déjà à corriger cela, ce sera déjà une grande étape car on redonnera de la confiance. On ne le dit pas assez mais le taux d’épargne des Français a augmenté en 2020. Malheureusement, l’incertitude n’a pas permis que cet argent soit réinjecté dans l’économie. Il a surtout servi comme épargne de précaution. Si en 2021 la situation sanitaire s’améliore, nous pouvons imaginer que les ménages dépenseront davantage ou investiront plus, ce qui permettrait de relancer l’économie.

« CROISSANCE » ET « VALUE »

Deux styles de gestion bien différents

La gestion « value » vise à sélectionner des sociétés sous-évaluées par le marché, c’est-à-dire qui présentent des multiples de valorisation inférieurs à ceux du marché ou des secteurs auxquels elles appartiennent, et qui selon le gérant offrent un potentiel de revalorisation. Cette recherche de valeurs « décotées » induit de forts biais sectoriels puisqu’elle exclut de son univers d’investissement tous les secteurs qui sont trop chers en termes de valorisation et opte plutôt pour les secteurs considérés comme cycliques, tels que le loisir ou la construction.

À l’opposé, la gestion « growth » se focalise sur les « valeurs de croissance », c’est-à-dire les entreprises ayant une croissance visible et dont les bénéfices augmentent indépendamment du cycle économique. Leur valorisation se situe souvent au-dessus de la moyenne du marché, mais le potentiel de croissance espéré est censé compenser cela. Certains secteurs se prêtent davantage à ce style de gestion, notamment ceux de la technologie ou du luxe.

Les articles publiés sur ce blog ont été rédigés par Primonial et ont un objectif exclusivement informatif. Ils n'ont pas vocation à être exhaustifs et gardent un caractère général. Par ailleurs, les appréciations formulées reflètent l’opinion de leurs auteurs à la date de publication et sont susceptibles d’évoluer ultérieurement.

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Les informations d’ordre juridique et fiscal contenues dans ce document sont à jour au moment de sa parution et sont susceptibles d’être modifiées ultérieurement. Les simulations présentées ont été réalisées en fonction d’hypothèses financières et la réglementation en vigueur à ce jour, ces éléments sont susceptibles d’évoluer. Les informations contenues dans ce document ont été prises à des sources considérées comme fiables et à jour au moment de sa parution, cependant leur exactitude ne peut être garantie.

Nadine Trémollières

Directeur Primonial Portfolio Solutions

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