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Marchés actions : des rebonds d’ampleur inégale en avril

Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. Par Nadine Trémollières, Directeur Primonial Portfolio Solutions

Traditionnellement toute crise financière se déroule en trois phases et celle-ci n’échappe pas à cette règle. La première phase voit l’effondrement des marchés et la sidération des acteurs financiers. Ensuite, vient une phase de rally, souvent de complaisance, entraînée par des achats visant à corriger les excès de la première vague. Enfin le marché s’installe dans une troisième phase de réévaluation des actifs, de réajustement et de prise de conscience progressive des conséquences de la crise.

La crise de 2020 a connu ces trois phases en moins de trois mois et elle est à ce titre difficilement comparable aux précédentes. Seule la crise de 1987 aurait pu être similaire en termes de rapidité de baisse, mais celles de 1929 ou de 2008 sont plus souvent citées tant les conséquences économiques semblent être aussi dramatiques. Pourtant, comparativement à l’économie mondiale qui va affronter une récession historique, les actifs financiers semblent être protégés par un anticyclone et le rebond des marchés observé en avril nous semble aller au-delà du rally classique suivant une baisse brutale.

Rebond sur les marchés actions

Ainsi, l’indice des actions mondiales (MSCI World) a rebondi de plus de 11 % en avril, égalant la plus forte hausse mensuelle enregistrée depuis 11 ans. Les actions américaines ont également progressé de plus de 12 % (S&P 500 en USD) et de plus de 15 % pour les seules valeurs technologiques (Nasdaq en USD), ce qui a permis d’effacer plus de la moitié de la baisse des dernières semaines. Seuls les marchés européens affichent des rebonds plus modestes (environ 6 % pour les indices des grandes capitalisations) et une hétérogénéité a vu le jour au sein des indices pays. Le DAX, indice des valeurs allemandes, progresse de plus de 9 % alors que l’Espagne et l’Italie ne gagnent que 2,40 % et 3,80 % respectivement. L’indice français CAC 40 rebondit de 4,07 % sur le mois dernier. Cette différence de performance entre les pays tient pour partie à la composition des indices (prédominance des valeurs bancaires et pétrolières dans les indices européens), mais elle tient surtout à l’appréciation des investisseurs sur la sortie de crise. Au-delà de la situation sanitaire plus dramatique dans les pays du Sud, l’endettement structurel de nos pays latins et leurs déficits budgétaires pèsent sur la capacité des gouvernements à supporter l’arrêt de l’économie et d’assurer le financement et in fine la survie des entreprises dans les secteurs les plus impactés.

Macro : Terra Incognita

Du côté des chiffres macroéconomiques, ce qui est publié est cataclysmique. En Europe, les indices PMI1 se situent à 20 % (ils étaient à 35 % en 2008) et sont clairement synonymes de dépression. Aux États-Unis, ce sont les inscriptions au chômage qui interpellent semaine après semaine, puisque pour le mois d’avril près de 20 millions de personnes ont perdu leur emploi et le seuil des 20 % de chômage pourrait même être atteint à la fin de cette crise. Les conséquences économiques sont difficiles à mesurer puisqu’elles dépendront de la durée de la pandémie. Néanmoins, il est évident que la récession à venir sera largement supérieure à celle de 2008 dans tous les pays développés.

Bien sûr, la réponse des États et des banquiers centraux a été aussi d’une ampleur inégalée tant les mesures prises sont sans précédent. Plus rapides, plus fortes, plus globales qu’en 2008, elles ont contribué à stabiliser les marchés financiers en apportant, tout d’abord, la liquidité nécessaire lors de la dislocation des actifs. Ces mesures ont également cherché à garantir, par des plans successifs, la viabilité des entreprises et des ménages en assurant leurs financements, soit par le rachat de dettes, soit par des aides directes ou indirectes. Cependant, la gouvernance de l’Europe, plus complexe qu’aux États-Unis, a été un frein à une réponse globale et massive et entraîne des tensions sur les dettes des pays périphériques. L’Italie subit ainsi de fortes tensions, ce qui dégrade d’autant plus ses ratios de solvabilité. La solution d’émissions de « Corona bonds » ayant été écartée par les pays du Nord de l’Europe, la Banque Centrale Européenne a ainsi dû assouplir considérablement ses règles d’éligibilité des dettes qu’elle peut racheter en intégrant indirectement dans son programme les actifs notés BB (soit en catégorie High Yield).

1 - PMI : « Purchasing Manager’s Index » ou indice des directeurs d’achat. Un indicateur PMI à 50 signifie que l'activité n’a pas évolué par rapport au mois précèdent. Un indicateur supérieur à 50 montre une croissance et un indicateur sous la barre des 50 indique une décroissance.

Que faire dans ce contexte ?

Nous continuons à privilégier les actions aux obligations, surtout dans ce contexte d’augmentation des déficits publics qui viendront impacter les prix des actifs obligataires dans le futur. Cependant la valorisation des actions, mesurée par le ratio prix/bénéfices attendus à 12 mois (PER) retrouve des sommets pour les actions américaines et européennes car les attentes de bénéfices sont en forte baisse. De plus, l’impact de la crise est très variable selon les secteurs si l’on analyse les révisions faites sur le 2e trimestre qui sera le trimestre le plus impacté si la pandémie reflue rapidement. Les sociétés pétrolières seront dans le rouge, suivies du secteur des biens de consommation cycliques où l’on retrouve la restauration, les voyages, les loisirs, l’automobile et les divers commerces non alimentaires. Le secteur industriel est partiellement à l’arrêt, notamment avec Boeing et Airbus, et toutes les industries associées. Le secteur financier sera en première ligne pour enregistrer les défaillances des entreprises et des particuliers, mais il semble mieux armé qu’en 2008. Le secteur des technologies de l’information reste remarquablement à l’abri, tout comme le secteur de la santé qui bénéficie des investissements colossaux des États.

Achevé de rédiger le 12/05/2020.

Nadine Trémollières

Directeur Primonial Portfolio Solutions

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