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Par Nadine Trémollières - Publié le 22.06.2021

« Les valeurs cycliques ont profité du rebond économique »

Entretien avec Nadine Trémollières, Directeur Primonial Portfolio Solutions

Quels sont les faits marquants à retenir de ce premier semestre ?

Nadine Trémollières : J’en vois trois. Le premier est que les marchés financiers, dans leur ensemble, ont continué leur progression initiée fin 2020. Résultat, les bourses des pays développés tutoient des plus hauts historiques. Du côté des États-Unis, le S&P 500 a ainsi progressé de 13,5 % (en USD) entre début janvier et fin mai tandis qu’en Europe, l’Euro Stoxx 50 a augmenté de 13,1 % (en EUR) sur la même période.

Le deuxième fait marquant, qui explique en grande partie le premier, est le succès de la campagne de vaccination à l’échelle mondiale. En quatre mois, près de deux milliards de doses ont été injectées. Les marchés financiers ont salué cette rapidité de déploiement.

Enfin, le dernier fait marquant de ce premier semestre, est pour moi la résurgence de l’inflation aux États-Unis. En avril, l'inflation sur douze mois s'est fortement accélérée, pour s’établir à 4,2 %, contre 2,6 % en mars, selon l'indice des prix à la consommation publié par le département du Travail. Si la situation n’est pas encore inquiétante, les niveaux observés devraient inciter la Réserve fédérale américaine (FED) à augmenter ses taux au cours des mois à venir. Un phénomène qui a déjà commencé puisque le taux américain à 10 ans est passé de 1 % en début d’année à 1,6 % fin mai.

Pour le moment, l’Europe est épargnée par le retour de l’inflation. Pensez-vous que cela puisse changer ?

N. T. : Je ne le pense pas. Du moins, pas à moyen terme. Les plans de relance budgétaire et monétaire ne sont pas comparables. Les différents plans de relance mis en place par Joe Biden représentent environ 25 % du produit intérieur brut américain. Au niveau européen, nous sommes plutôt autour de 5 %. Tant que les pays européens n’auront pas retrouvé une croissance forte et une inflation soutenue, la Banque centrale européenne devrait maintenir une politique monétaire de statu quo. Il est néanmoins intéressant d’observer que cette crise a eu un effet extrêmement positif pour l’intégration de l’Union européenne. Qui aurait pu imaginer il y a deux ans que l’Union européenne réaliserait un plan d’expansion financé par des eurobonds.

Quels ont été les gagnants et les perdants de ce premier semestre ?

N. T. : Nous observons l’exact opposé de ce qui s’est passé l’an dernier. En 2020, ce sont les valeurs technologiques qui ont largement profité de la crise sanitaire pour développer leur activité. C’est par exemple le cas des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) qui ont bénéficié à plein de la fermeture des économies et de la plus grande digitalisation des économies. Pour rappel, le Nasdaq avait progressé de 35 % sur un an. À l’inverse, les valeurs cycliques avaient souffert, notamment les secteurs automobile, de l’énergie et des transports. Au cours du premier semestre, les valeurs cycliques ont profité du rebond économique pour rattraper leur retard observé l’an dernier. Et dans le même temps, les valeurs technologiques ont été pénalisées par les investisseurs.

Les secteurs liés au développement durable profitent également de la crise sanitaire. Cette dernière a en effet accentué les prises de conscience. Désormais, la pression pour la mise en place de stratégies plus durables vient des deux côtés : de la part des investisseurs et des consommateurs. Le succès de l’investissement socialement responsable illustre très bien cette tendance.

Et au niveau géographique, observe-t-on des disparités ?

N. T. : Oui, les marchés américains et européens résistent mieux par rapport aux marchés émergents et ont affiché dans l’ensemble de meilleures performances. La Chine sort comme la grande perdante de ce premier semestre et affiche même des performances légèrement négatives. Néanmoins, la solidité de la consommation intérieure devrait permettre à la Chine de retrouver le chemin de la croissance au second semestre.

Que pensez-vous des évolutions enregistrées sur les cryptomonnaies ?

N. T. : Plutôt que de crypo-monnaies, je préfère parler de crypto-actifs. La forte volatilité observée ces dernières semaines vient confirmer mon opinion à leur sujet, à savoir que leurs performances de début d’année résultent de l’hyper liquidité apportée par les différents plans de relance et non pas d’une adoption de ces actifs par l’économie réelle. Néanmoins, pour les personnes qui souhaiteraient investir dans cette classe d’actifs, des solutions ont été développées récemment par le biais d’instruments collectifs de type ETF1.

1. Les ETF, pour Exchange-Traded Funds, sont des produits financiers permettant d’acheter et de vendre des paniers d’actions et d’obligations en une seule transaction, comme s’il s’agissait d’actions ordinaires.

Quels sont les points que les investisseurs vont surveiller au cours du second semestre ?

N. T. : Sans surprise, l’évolution de la situation sanitaire sera l’élément clé. Si le vaccin se révèle efficace sur la durée et que nous évitons de nouveaux confinements, les marchés financiers pourraient poursuivre leur progression au second semestre. Le deuxième point d’attention sera l’attitude des consommateurs. Dépenseront-ils l’épargne de précaution accumulée depuis le début de la crise sanitaire ?

Si ces deux étapes sont franchies avec succès, le retour de l’inflation risque de se confirmer, que ce soit aux États-Unis ou en Europe. Dans ce cas-là, il faudra régler une question essentielle : comment sevrer l’économie mondiale des plans de relance monétaire sans remettre en cause la croissance ? En Europe, la question est d’autant plus sensible que les États sont fortement endettés. Une hausse des taux d’intérêt pourrait avoir des conséquences lourdes. Mais, si cela devait se produire, cela ne serait pas avant 2022.

Achevé de rédiger le 2 juin 2021.

Nadine Trémollières

Directeur Primonial Portfolio Solutions

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