Appelez nos conseillers

Renseignement, information, prise de rendez-vous : nos conseillers sont à votre écoute.

0 800 881 888

Appel gratuit depuis un poste fixe, du lundi au vendredi de 9h à 21h, et le samedi de 9h à 17h.

Être rappelé

Nos conseillers sont à votre disposition. N'hésitez pas à expliciter votre demande pour que nous puissions vous apporter la meilleure réponse possible.

Vos projets de vie et d'investissement sont importants : nous vous apporterons les réponses et conseils les plus adaptés.

Pour connaitre et exercer vos droits, notamment de retrait de votre consentement à l’utilisation des données collectées par ce formulaire, veuillez consulter notre politique de données personnelles.

*Champs obligatoires

Les informations personnelles recueillies feront l'objet d'un traitement. Conformément à la loi française n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d'un droit d'accès, de rectification, d’effacement, de portabilité et d'opposition relatif aux données le concernant. Pour exercer ces droits ou contacter le responsable des données personnelles pour toute information complémentaire, vous pouvez nous écrire par email à DDP@primonial.fr ou par courrier à l'adresse Primonial - DDP – 6-8, rue du Général Foy, 75008 Paris. Pour plus d'informations vous pouvez consulter notre politique de données personnelles.

Rendez-vous, information, renseignement : laissez-nous un message !

Nos conseillers sont à votre disposition. N'hésitez pas à expliciter votre demande pour que nous puissions la traiter au mieux.

Pour connaitre et exercer vos droits, notamment de retrait de votre consentement à l’utilisation des données collectées par ce formulaire, veuillez consulter notre politique de données personnelles.

*Champs obligatoires

Les informations personnelles recueillies feront l'objet d'un traitement. Conformément à la loi française n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d'un droit d'accès, de rectification, d’effacement, de portabilité et d'opposition relatif aux données le concernant. Pour exercer ces droits ou contacter le responsable des données personnelles pour toute information complémentaire, vous pouvez nous écrire par email à DDP@primonial.fr ou par courrier à l'adresse Primonial - DDP – 6-8, rue du Général Foy, 75008 Paris. Pour plus d'informations vous pouvez consulter notre politique de données personnelles.

Par Nadine Trémollières

"Les marchés n’ont pas de repères "

Entretien avec Nadine Trémollières, Directeur de Primonial Portfolio Solutions, pôle dédié au conseil en allocation d’actifs du groupe Primonial.

Quelle est l’ampleur du krach boursier que nous sommes en train de vivre ?

C’est sans aucun doute l’une des plus grandes crises financières que nous ayons connues. Son ampleur est sans précédent car il cumule à la fois l’amplitude de la crise de 1987 et la durée de celle de 2008. Pour rappel, le 19 octobre 1987, le Dow Jones avait perdu plus de 500 points, soit une chute de 22,6 %. À l’issue de la journée du 18 mars 2020, les marchés financiers mondiaux ont affiché des baisses de plus de 30 % (et de plus de 38 % sur les marchés européens) depuis les pics de février. Mais, contrairement à la crise de 1987, les marchés n’ont pas connu une évolution en V. La baisse s’est maintenue les jours suivants. Ce qui se rapproche du scénario de 2008. Certains indices avaient alors connu un effondrement de l’ordre de 60 %. Pour le moment, nous sommes dans cette crise sur des baisses avoisinant les 35/40 %. Mais les choses peuvent encore évoluer fortement. Et c’est bien cela qui fait peur aux marchés car ils n’ont pas de repères pour anticiper ce qui peut se passer.

La crise sanitaire du coronavirus en est-elle la seule cause ?

C’est bien évidemment l’élément déclencheur et prépondérant dans la crise financière que nous traversons. Néanmoins, il y a, à mon avis, deux autres facteurs qui entrent en jeu. Le premier est l’effondrement des cours du pétrole. Nous sommes actuellement autour de 25 dollars le baril, soit le niveau le plus bas observé au plus fort de la crise de 2016. Le deuxième facteur est les valorisations boursières. Certes, elles ne sont pas complétement décorrélées de la réalité économique comme cela a pu être le cas lors de l’éclatement de la bulle Internet en 2000 mais elles avaient progressé depuis quelques années dans la lignée de la hausse des indices actions. Il peut donc paraître normal qu’il y ait un ajustement de ce côté-là.

Ceci étant dit, cela n’explique pas l’ampleur de la crise financière que nous traversons. La crise sanitaire est en train d’engendrer une crise économique majeure. Or, si l’on reprend les causes des crises financières que nous avons évoquées auparavant, l’économie réelle n’en était jamais la cause première. En 1987, il s’agissait d’une crise de valorisation. Le krach boursier était survenu à la suite d’une hausse brutale des taux d’intérêt. En 2008, il s’agissait d’une crise bancaire qui s’est transformée par la suite en une crise économique.

Comment peut évoluer la situation économique ?

L’évolution dépend selon moi de trois éléments. Le premier est l’ampleur de la crise sanitaire : combien de temps durera le confinement par exemple ? Il est bien entendu que plus cela durera longtemps, plus cela aura un impact négatif sur l’économie et sur les marchés financiers. Dans le pire des cas, la récession pourrait être si importante que cela pourrait avoir un impact sur toutes les classes d’actifs, dont l’immobilier.

Le deuxième est la capacité des États à répondre présents pour soutenir leurs économies. Pour le moment, les pays européens jouent leur rôle en soutenant les entreprises en difficulté mais cela n’a pas encore rassuré les investisseurs. Au-delà des plans massifs qu’ils commencent à mettre en place pour soutenir l’économie, ils devront peut-être nationaliser certaines entreprises pour éviter des faillites.

Enfin, les Banques centrales ont également un rôle à jouer. Elles doivent tout faire pour que les taux d’intérêt des États ne s’envolent pas et ne rajoutent pas un coût financier au coût économique.

Cependant comme dans toute crise, celle-ci aura une fin et on peut espérer que toutes les mesures prises permettront, lorsque le risque sanitaire sera passé, un rebond important de la croissance dans tous les pays touchés par la relance de la consommation.

Achevé de rédiger le 18 mars 2020

Nadine Trémollières

Directeur Primonial Portfolio Solutions

En savoir plus pour votre épargne