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Par Nadine Trémollières - Publié le 11.03.2020

Le coronavirus provoque un krack boursier

Historiquement, les hommes ont vécu dans la peur de trois grands fléaux qui ont, par période, décimé une partie de l’humanité : les guerres, les famines et les épidémies. On pouvait considérer qu’à l’aube du XXème siècle on avait réussi à éradiquer les trois, même si des guerres éclatent toujours dans des régions du monde, que les famines qui touchent çà et là certains pays sont plus politiques que structurelles, et que les épidémies n’affectent que des régions isolées et sont vite circonscrites par les progrès de la médecine et des vaccinations.

L’apparition en Chine, puis dans le monde développé d’un virus inconnu (le Covid-19) à fort pouvoir pathogène a ravivé ces peurs ancestrales et entraîne une panique généralisée dans les pays impactés ainsi que sur les places boursières mondiales. Cette crise sanitaire intervient dans un contexte de marchés plutôt élevés, aux valorisations parfois très tendues et donne de bonnes raisons aux investisseurs les plus frileux de se désengager. Nous ne revenons pas forcement sur les performances du mois de février alors que les premiers jours de mars n’ont fait qu’aggraver les pertes des marchés actions au fur et à mesure de la propagation du virus vers les pays de l’Ouest.

L’Europe particulièrement touchée

Le bilan des marchés actions au 9/03/2020 (alors que nous fêtions le 11e anniversaire du rebond après la crise de 2008) est particulièrement sanglant. Les principaux marchés actions mondiaux développés abandonnent presque tous de concert 20 %. Seuls les marchés émergents surnagent quelque peu dans le sillage de la Chine dont la situation sanitaire s’améliore progressivement et où l’activité économique semble reprendre doucement dans des villes qui étaient en quarantaine ces dernières semaines. Ainsi, depuis le début de l’année l’indice MSCI Emergent abandonne 15 % (en USD) alors que le marché chinois repart progressivement et affiche des baisses beaucoup plus mesurées que les pays développés.

Le virus se répandant rapidement en Italie, puis plus largement dans les autres pays européens, les marchés européens accusent des baisses impressionnantes sur les secteurs intimement liés aux activités de transport ou de loisirs (baisse de 25 % entre fin janvier et le 9 mars).

Le secteur bancaire accuse les mêmes pertes dans le concert des baisses des taux qui ont été implémentées début mars par la Fed, puis par la Banque d’Angleterre et en attendant la réaction de la BCE dans quelques jours. Ainsi, l’indice des valeurs bancaires chute de 25 % sur la période 31/01-09/03 et certaines banques retrouvent même leurs niveaux de 2008. Citons par exemple la Société Générale qui perd 39 % et Crédit Agricole qui accuse une baisse de plus de 36 % sur cette même période. Enfin, les actualités récentes autour de l’abandon des quotas de production de l’OPEP rajoutent un stress supplémentaire se traduisant par un effondrement des prix du pétrole (chute de plus de 20 % le 09/03) et entrainant naturellement la baisse du secteur sur des niveaux équivalents.

L’ambiance de fin du monde qui prévaut depuis quelques jours au sein des opérateurs de marché n’aide pas à l’optimisme, tant l’automatisation des transactions entraîne des couvertures automatiques à la moindre baisse de marché et ce à n’importe quel prix. Cela contribue ainsi à accentuer les comportements moutonniers et à alimenter dans un mouvement auto-réalisateur la hausse de la volatilité et donc la baisse des marchés.
Il est difficile, voire impossible de prévoir le comportement des marchés à court terme. Mais comme tout mouvement de panique, il y aura une fin et des solutions seront trouvées par les Etats et les banques centrales (et les médecins). Il apparait désormais comme une certitude que les conséquences sur la croissance des pays développés seront importantes, même s’il est impossible de les mesurer à court terme.

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