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Par Primonial - Publié le 22.07.2022

« La révolution spatiale n’en est qu’à ses débuts »

En gestion d’actifs, les fonds thématiques se multiplient et les sujets couverts sont de plus en plus variés et originaux. Il existe par exemple des fonds spécialisés dans le secteur de l’espace. La Financière de l’Echiquier a ainsi lancé en juin 2021 Echiquier Space, le 1er fonds thématique d’Europe dédié à l’espace et à son écosystème. Pour nous en dire plus sur ce secteur et son potentiel, nous avons interrogé pour vous Lena Jacquelin, analyste à La Financière de l’Echiquier.

Pour commencer, pouvez-vous nous dire pourquoi La Financière de l’Echiquier a fait le choix de lancer un fonds sur cette thématique ?

Lena Jacquelin. Avant de parler du fonds Echiquier Space, il me semble important de replacer les choses dans un certain contexte. Nous sommes à un moment charnière avec l’émergence d’un écosystème entrepreneurial. On voit de plus en plus de sociétés privées et innovantes se coter en Bourse. Ce moment, c’est ce qu’on appelle le Space 2.0.

La convergence technologique - telle que le déversement de l’intelligence artificielle ou de la robotique dans le spatial - permet l’essor du secteur. Cette révolution est permise notamment grâce à la chute du coût de l’envoi des actifs dans l’espace. Le prix d’envoi d’un kilo en orbite a été divisé par 10 en 20 ans et les économies s’accélèrent. En plus, nous assistons au développement exponentiel de la fréquence de l’envoi de petits satellites, plus près de la Terre. Enfin, la prise en compte des défis environnementaux par les entreprises et par les investisseurs, est maintenant de plus en plus automatique.


Dans un tel environnement, quel est potentiel de croissance de ce secteur ?

L. J. La thématique spatiale s’inscrit dans un temps long et sans doute sur plusieurs générations. Mais d’ores et déjà, nous pensons qu’il y a de belles perspectives de croissance, dont le potentiel reste à capter. Le marché spatial est estimé aujourd’hui à environ 400 milliards de dollars, et il pourrait atteindre 2.7 trilliards d’ici 2045 selon une étude de PwC datant de 2020.


Quelles sont les facteurs de cette croissance ?

L. J. Cette croissance est portée par l’essor d’industries spatiales très innovantes, comme l’industrie des satellites, dont la croissance estimée d’ici 2027 est de 9 % par an, d’après Grand View Research. Le nombre de lancement de fusées est aussi démultiplié, et de nouveaux acteurs comme ROCKET LAB aux Etats Unis sont les premiers bénéficiaires de cette croissance.

L’imagerie provenant de l’observation de la Terre est de plus en plus utilisée. Elle permet par exemple de suivre le changement climatique, de cartographier les ports, les aéroports ou les lieux sensibles quasiment en direct, et d’agréger de multiples sources grâce à l’intelligence artificielle.

Elle a d’ailleurs été très utilisée lors de la récente guerre en Ukraine, et a permis de surveiller les développements du conflit. PLANET LABS ou MAXAR sont des sociétés référentes du secteur. Les applications qui en découlent sont nombreuses et variées, dont par exemple l’impression 3D. Des technologies plus poussées accélèrent, comme la communication laser spatiale qui sécurise les échanges entre les satellites, ou encore l’assemblage en orbite.


L’exploration spatiale est-elle bénéfique à la vie sur terre ?

L. J. Oui bien sûr. C’est également un autre facteur qui devrait contribuer à la croissance du secteur. On peut d’abord voir une utilité sociale : par exemple lors de la fracture numérique en 2020, alors que le confinement sévissait, 46 % de la population mondiale n’avait pas accès à Internet. Grâce à des sociétés de satellites de télécommunication, on connecte aujourd’hui de plus en plus de personnes, pour des coûts en baisse.

Enfin, l’utilité environnementale est critique, l’industrie de l’observation de la Terre contribue à lutter contre le dérèglement climatique, mais pas seulement. Sur les 50 indicateurs identifiés par l’ONU pour suivre le changement climatique, 26 sont aujourd’hui fournis par l’imagerie satellite.


Quel est l’univers d’investissement de votre fonds ?

L. J. L’univers possible d’investissement compte quasiment 200 titres aujourd’hui, et devrait continuer de s’élargir. Echiquier Space est un précurseur sur le domaine spatial, et lors du lancement du fonds en 2021 nous avions déjà identifié suffisamment d’entreprises en ligne avec notre philosophie, pour pouvoir saisir les opportunités de l’espace.


Comment sélectionnez-vous les valeurs ?

L. J. Notre approche sur le fonds Echiquier Space est globale, nous nous positionnons sur toute la chaîne de valeur de l’écosystème. On peut voir 4 grandes catégories de sociétés qui se distinguent. En premier, des sociétés ayant des activités dans l’espace : sur l’observation de la Terre, ou l’exploration spatiale. Ensuite, on distingue des sociétés qui font le lien entre la Terre et l’espace : par exemple les systèmes de communication et l’envoi de fusées.

Il y a aussi des entreprises dont l’activité est principalement basée sur Terre et qui bénéficient du développement de l’écosystème spatial, comme l’agriculture de précision. Enfin, on voit des entreprises qui développent des technologies transverses et permettent ainsi l’essor de la révolution spatiale, comme l’impression 3D, une des technologies les plus importantes pour le développement du secteur

Nous sommes particulièrement attentifs à favoriser les entreprises qui contribuent à une industrie spatiale durable et nous avons conçu une charte ESG spécifique aux enjeux spatiaux. Elle comprend des exclusions sectorielles et normatives, nous n’investissons pas dans les sociétés d’armement par exemple. Nous avons aussi ajouté des précisions spécifiques à l’industrie de l’espace, que nous avons appliquées à l’analyse ESG des valeurs en portefeuille, afin d’évaluer l'impact climatique, la gestion des cycles de vie des produits et des débris. Selon nous, le Space 2.0 c’est un espace plus responsable !


Quels sont les grands enjeux de demain sur cette thématique ?

L. J. Les enjeux durables sont critiques, la nouvelle génération d’acteurs y accorde une haute importance, et développe de nouvelles techniques comme la réutilisation des lanceurs ou la promotion d’énergies propres telle que l’hydrogène.

La gestion des débris est un problème actuel. On estime qu’il y a un demi-million de débris de la taille d’une pièce de monnaie et plus de 100 millions de débris faisant entre 1 millimètre et 1 centimètre. Les sociétés dans lesquelles nous investissons doivent être conscientes de l’impact environnemental de leurs produits.


Merci pour toutes ces informations. C’est un sujet passionnant. Quelque chose à ajouter ?

L. J. Le sujet de l’espace est infini ! Nous pensons que la révolution spatiale n’en est qu’à ses débuts et le potentiel inédit reste à capter. De multiples nouvelles applications se développent, sur des domaines variés telles que la médecine, l’agriculture, ou les voyages interplanétaires. Le Space 2.0 sera bénéfique à la vie sur Terre sur le long terme, et Echiquier Space permet de capturer ce potentiel !

Maintenant, vous le savez, il s’agit d’un fonds actions, et donc je me dois de rappeler quelques principes pour nos auditeurs. L’investissement sur les marchés financiers présente un risque de perte en capital. Les sociétés que j’ai mentionnées sont à titre d’illustration. Et plus généralement, les informations communiquées relèvent de l'avis de l'équipe de gestion au moment de l'enregistrement. Elles n'engagent aucunement La Financière de l'Echiquier et sont susceptibles d'évoluer dans le temps.


Lena Jacquelin

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