Contactez-nous

Contactez-nous !

Egalement par téléphone au 0 800 881 888 du lundi au vendredi de 8h30 à 19h (appel gratuit depuis un poste fixe).

Pour connaitre et exercer vos droits, notamment de retrait de votre consentement à l’utilisation des données collectées par ce formulaire, veuillez consulter notre politique de données personnelles.

*Champs obligatoires

Ce site est protégé par reCAPTCHA et les règles de confidentialité et les conditions d'utilisation de Google s'appliquent.

Les informations personnelles recueillies feront l'objet d'un traitement par Primonial. Conformément à la loi française n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous bénéficiez de droits relatifs aux données vous concernant (droit d'accès, de rectification, d’effacement, de portabilité, d'opposition et droit de ne pas faire l'objet d'un traitement automatisé). Vous pouvez également retirer votre consentement à tout moment. Pour exercer ces droits et pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter par email à DDP@primonial.fr ou par courrier à l'adresse Primonial - DDP – 6-8 rue du Général Foy - 75008 Paris. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter notre politique de données personnelles.

Par Nadine Trémollières, Directeur Primonial Portfolio Solutions - Publié le 12.10.2022

« Il est plus difficile de lutter contre l’inflation que contre la récession »

Le répit observé cet été sur les marchés financiers fut malheureusement de courte durée. Depuis la rentrée, les facteurs négatifs se télescopent dans une furieuse maestria : guerre russo-ukrainienne, ralentissement de l’économie mondiale, inflation au plus haut, crises énergétique et climatique, guerre des monnaies, ralentissement économique chinois, hausse des taux… Nous avons l’impression de revivre le mauvais scénario des années 70.

L’histoire est un éternel recommencement et les cycles des marchés financiers échappent peu à cette règle. Cependant, il est peut-être plus rassurant d’être confronté à un scénario plus « connu » en comparaison de la situation inédite qui nous a touchés en février et mars 2020. La principale leçon que nous avons tirée des années 70 est qu’il est plus difficile de lutter contre l’inflation que contre la récession. Et c’est exactement le message que nous envoient les banquiers centraux tout autour de la planète en s’engageant dans des resserrements monétaires pour essayer d’enrayer l’inflation. Au total, plus de 150 hausses des taux sont intervenues depuis plus d’un an après plus de 40 ans de baisse d’inflation et de taux.

Le rythme de ces resserrements monétaires reste historique dans leur rapidité et leur ampleur. Et le point d’inflexion ne semble pas être atteint, ce qui ne contribue pas à calmer les prix des actifs financiers. Pourtant, de nombreuses « mauvaises » nouvelles ont déjà été anticipées par les investisseurs à l’exception peut-être de la dégradation à venir des fondamentaux des entreprises. Les actions mondiales ont ainsi chuté de plus de 9 % en septembre et ce recul n’épargne que peu d’actifs et peu de pays.

Les États-Unis pénalisés malgré des indicateurs macroéconomiques encourageants


Les États-Unis accusent une forte baisse de leurs actifs financiers
sur septembre (-9,22 % pour S&P 500 et -10,55 % pour le Nasdaq en USD), même si d’un point de vue économique, l’activité semble avoir mieux résisté ces derniers mois qu’en début d’année. Le marché du travail reste très fort, mais la consommation de biens diminue après le fort rebond post-Covid. Les tensions sur les taux hypothécaires (plus de 6 %) entraînent un fort ajustement des prix de l’immobilier qui avaient été un des gros contributeurs de la hausse de l’inflation outre-Atlantique. Malgré cela, la Réserve fédérale américaine (Fed) continue son resserrement monétaire agressif et ne semble pas vouloir ralentir la cadence tant que la dynamique des prix ne sera pas inversée.

La BCE enclenche son resserrement monétaire


L’Europe est confrontée à une équation un peu différente, avec une économie qui ralentit plus fortement et une confiance des ménages en berne. L’inflation continue de progresser, mais plus uniquement sous l’influence des prix de l’énergie. L’inflation totale a atteint 10 % en septembre alors que l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) est de 4,8 %, encore bien loin de la zone de confort de la Banque centrale européenne (BCE). Ainsi, après un relèvement de taux inédit de 0,75 % en septembre, la BCE devrait continuer son mouvement et pourrait également commencer à retirer progressivement des liquidités sur les marchés (quantitative tightening).

Cependant, les plans d’aide budgétaire des gouvernements devraient limiter l’impact des effets récessionnistes dus aux resserrements monétaires et à la hausse des prix de l’énergie. De plus, la baisse des marchés d’actions européennes (-6,43 % en septembre et -18,05 % sur 2022 pour le Stoxx 600) rend les valorisations particulièrement attractives. Du côté des taux d’intérêt, la correction a été particulièrement sévère avec des indices globaux qui chutent de près de 14 % et des hausses sur l’ensemble de la courbe des taux. Bien que le point haut des taux monétaires n’ait surement pas encore été atteint, les obligations pourraient progressivement offrir une certaine protection contre la récession.

La Chine prise au piège de sa politique zéro-Covid


Les marchés émergents souffrent également des conditions monétaires restrictives de la Fed, mais sont surtout pénalisés par la hausse du dollar qui affaiblit leurs devises et renchérit la facture du pétrole pour les pays non producteurs comme ceux de l’Asie.

De plus, la Chine, du fait de sa politique zéro-Covid, subit une dégradation continue de sa dynamique macroéconomique qui est amplifiée par les difficultés de son secteur immobilier. L’empire du Milieu paye un lourd tribut à cette politique et son marché actions accuse des pertes importantes : le MSCI China s’est effondré de 14,54 % en septembre, portant sa baisse depuis le début de l’année à -31,11 % (en USD). Malgré ces éléments, nous n’arrivons pas à être négatifs sur ces actifs largement survendus et qui pourraient bénéficier de possibles changements de politiques sanitaires et économiques après le Congrès du parti communiste d’octobre.

Achevé de rédiger le 11/10/2022

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures


A propos de l'auteur

Nadine Trémollières, Directrice de Primonial Portfolio Solutions

Nadine Trémollières, Directrice de Primonial Portfolio Solutions

Nadine Trémollières est diplômée de l’ESG. Elle a débuté sa carrière comme Trader à la Caisse des Dépôts et Consignations pendant plus de 10 ans à Paris et à New York. Elle intègre ensuite les équipes d’AXA IM, en qualité de Gestionnaire puis Responsable des marchés de taux émergents avant de rejoindre Pictet AM à Genève en tant que Responsable de la gestion obligataire des produits « Total Return ».

Depuis 2008, elle était Gestionnaire senior multi-asset chez HSBC Global AM à Paris. Nadine Trémollières a rejoint le groupe Primonial en 2014 pour prendre la direction de Stamina AM, société de gestion au sein de la multi-boutique de Primonial (intégrée à La Financière de l’Echiquier fin février 2018). Au printemps 2018, elle prend la direction du Pôle Primonial Portfolio Solutions nouvellement créé.

En savoir plus