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« Méfions-nous de l’eau qui dort »

Le mois d’avril avait apporté son lot de bonnes nouvelles, tant sur le plan macro-économique que sur le plan politique, avec la baisse des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Ainsi les marchés risqués avaient effacé en partie les baisses du début d’année et semblaient être capables de signer de nouveaux records. Au mois de mai, cette tendance s’est poursuivie. L’indice des actions mondiales MSCI World a progressé de +0,63 % (en USD), tandis que l’indice américain S&P 500 a affiché une forte hausse de +2,41 % (en USD) toujours porté par les valeurs technologiques (Nasdaq + 5,50 % en USD).

 

Cependant nous avions oublié un peu vite que la situation européenne peut toujours jeter un grand froid dans l’optimisme des marchés financiers. Les élections 2017 aux Pays-Bas, en France, et en Autriche, semblaient avoir acté le recul des populismes et la construction européenne pouvait repartir de nouveau sur de bons rails.  

 

Mais c’était sans compter sur le retour au premier plan de la politique italienne, avec la montée des partis populistes qui ont balayé les partis traditionnels qui gouvernaient le pays. Après quelques secousses, un gouvernement a enfin été constitué sous l’égide de Giuseppe Conte et le spectre de nouvelles élections a été écarté, calmant ainsi la nervosité des marchés. Suite à cela, une question refait surface chez de nombreux investisseurs : pouvons-nous revivre une crise similaire à celle de 2011 qui avait secoué les marchés pendant plus de 2 ans ? Seul l’avenir nous le dira…

 

Néanmoins certains éléments actuels nous permettent de rester optimistes :

  • La situation économique de l’Italie est bien meilleure 7 ans plus tard : la croissance est revenue et progresse de plus de 1 % et la balance courante (avant intérêts de la dette) affiche un surplus de plus de 2 %. Même si le pays affiche toujours un taux d’endettement record de 130 %, la dette est détenue majoritairement par des investisseurs nationaux et l’allongement de la durée moyenne est un gage d’une certaine stabilité.
  • L’euro semble populaire auprès des italiens (à 70 %) et n’a pas fait vraiment l’objet d’une remise en cause de la part des différents partis même si la gestion de l’immigration par l’Union Européenne (ou plutôt son absence de gestion) a renforcé le vote vers les partis populistes. Donc le rejet de l’Europe nous paraît plus lié à cette problématique sociétale qu’à une question économique.

 

Ainsi les indices européens ont chuté plus lourdement dans le sillage de la devise européenne qui abandonne plus de 4 % face au dollar. Ce sont les indices italiens qui naturellement sont le plus impactés. Le Cac 40 recule de près de 1% ce mois-ci et continue à afficher une performance solide de plus de 3 % depuis début janvier.

 

N’oublions pas non plus les conséquences du retrait des Etats-Unis du traité iranien qui ont fait flamber le prix du pétrole, ni l’instauration de taxes douanières sur l’acier et l’aluminium importés d’Europe, du Canada et du Mexique qui sont entrées en vigueur le 1er Juin. Cela illustre encore l’absence de lisibilité des actions politiques du président américain et ajoutera certainement du stress dans les marchés financiers.

 

En termes d’allocation d’actifs, même si nous anticipons une augmentation de la volatilité dans les marchés, nous continuons à privilégier les actions aux obligations. En effet les marchés de taux et de crédit nous semblent concentrer un double risque : celui de la remontée des taux due aux resserrements à venir des banquiers centraux et celui de l’écartement des spreads de crédit dû à la remontée de l’aversion au risque et du manque de rendement.

 

Achevé de rédiger le 11 juin 2018.

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